« Je ne sais pas dessiner. » Cette phrase revient souvent lorsqu’on découvre l’art-thérapie. Pourtant, un collage commence avec des images déjà là : il suffit de choisir, déplacer et relier.
Créer sans dessiner
« Je ne sais pas dessiner. » Cette phrase revient souvent lorsqu’on découvre l’art-thérapie. Le collage ouvre une autre porte : on peut créer en choisissant des images, des couleurs, des mots ou des matières déjà disponibles. Il n’y a pas de dessin à réussir ni de modèle à reproduire.
Choisir, déplacer, relier
On peut feuilleter des magazines, déchirer ou découper ce qui attire l’œil, puis essayer plusieurs compositions avant de coller. Une image peut être choisie pour sa couleur, sa forme, son sujet ou simplement parce qu’elle retient l’attention. Le collage permet de rapprocher des éléments qui ne se rencontreraient pas autrement et de modifier la composition autant qu’on le souhaite.
Une expérience à décrire, pas à déchiffrer
Après la création, la personne peut raconter ce qu’elle a choisi, ce qu’elle a déplacé ou ce qu’elle aimerait ajouter. L’image ne constitue pas un test et n’autorise pas l’accompagnant à deviner une histoire à la place de son auteur. Les questions ouvertes laissent la personne libre de donner — ou non — du sens à sa création.
Le saviez-vous ?
Pablo Picasso
En 1912, Picasso a collé sur une peinture un morceau de toile cirée imprimé pour imiter le cannage d’une chaise. Il a même entouré son tableau ovale d’une vraie corde en guise de cadre.
Nature morte à la chaise cannée (1912)
Georges Braque
La même année, Georges Braque a introduit dans ses œuvres des morceaux de papier bien réels — journaux, papier peint ou papier imitant le bois. La matière n’était donc plus seulement représentée : elle était là, collée sur l’œuvre.
Compotier et verre (1912)
A vous de jouer :
Disposez-les sur une feuille sans les coller tout de suite.
Essayez deux compositions, puis gardez celle qui vous convient aujourd’hui.
Vous pouvez terminer par une phrase : « Dans ce collage, j’ai choisi… ».