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Une école à taille humaine

Apprendre autrement pour accompagner autrement


À l’EBAT, nous sommes convaincus qu’apprendre à accompagner une personne ne peut pas se résumer à l’acquisition de connaissances théoriques ou à l’apprentissage d’une succession d’outils et de techniques. Bien sûr, il est essentiel de comprendre les mécanismes psychologiques, de disposer de repères théoriques solides, de connaître les principes qui encadrent la relation d’accompagnement et de savoir utiliser différentes médiations, mais devenir praticien·ne demande également d’expérimenter, d’observer, de se questionner, de mettre en pratique et, progressivement, de construire sa propre manière d’accompagner.

C’est autour de cette vision qu’a été pensée l’EBAT : une école privée de formation qui place l’expérience, la pratique et la réflexion au cœur des apprentissages, afin de permettre à chaque participant·e de développer des compétences concrètes tout en construisant une posture professionnelle qui lui ressemble.

Notre objectif n’est donc pas de former des praticien·nes capables de reproduire une méthode ou d’appliquer mécaniquement une série d’exercices, mais de former des personnes capables de comprendre ce qu’elles proposent, pourquoi elles le proposent et comment adapter leur accompagnement à la personne, au contexte et à ce qui se passe réellement dans la relation.

Notre vision


Il n’existe pas une seule manière d’accompagner, tout simplement parce qu’il n’existe pas deux personnes identiques. Une médiation qui fait profondément sens pour l’une peut ne provoquer aucun écho chez une autre ; certaines personnes auront besoin de créer pour pouvoir progressivement mettre des mots sur leur vécu, tandis que d’autres auront d’abord besoin de parler, d’observer, de ressentir ou simplement de prendre le temps de se sentir suffisamment en sécurité.

C’est pourquoi nous défendons une approche humaine, créative, intégrative et centrée sur la personne, dans laquelle les outils restent toujours au service de la relation et non l’inverse. Une médiation, aussi intéressante soit-elle, ne devrait jamais être utilisée simplement parce qu’elle figure dans une boîte à outils ou parce qu’elle a fonctionné avec quelqu’un d’autre.

Nous apprenons donc à nos participant·es à se poser des questions essentielles : pourquoi proposer cette médiation à cette personne, à ce moment précis de son accompagnement, avec quelle intention et dans quel cadre ? Cette capacité à réfléchir à sa pratique nous semble aussi importante que la maîtrise des outils eux-mêmes. 

Notre pédagogie


Notre pédagogie repose sur un principe fondamental : pour pouvoir accompagner une expérience, il est important de comprendre ce qu’elle peut mettre en mouvement chez la personne qui la vit.

Nos formations alternent ainsi les apports théoriques, les expérimentations, les études de cas, les mises en situation, les temps de réflexion et l’analyse de pratique. Les participant·es ne sont pas uniquement invité·es à découvrir une médiation ou à observer la manière dont elle pourrait être utilisée ; ils sont régulièrement amenés à l’expérimenter eux-mêmes, à observer leurs propres réactions et à réfléchir ensuite à ce que cette expérience leur apprend sur leur future posture d’accompagnant.

Une consigne qui paraît très simple lorsqu’elle est présentée dans un syllabus peut en réalité provoquer des réactions très différentes lorsqu’elle est vécue. Une personne peut se sentir immédiatement inspirée, tandis qu’une autre peut avoir peur de ne pas savoir créer, se sentir exposée, ne pas comprendre ce qui est attendu ou simplement ne pas avoir envie de participer. Expérimenter soi-même certaines médiations permet de prendre conscience de cette diversité et d’apprendre à proposer plutôt qu’à imposer, à accueillir plutôt qu’à attendre un résultat précis.

Comprendre pour donner du sens à sa pratique

La théorie occupe une place importante dans nos formations, mais nous ne souhaitons pas qu’elle soit abordée comme une accumulation de concepts à mémoriser. Elle doit avant tout permettre de mieux comprendre la personne accompagnée, les processus qui peuvent être à l’œuvre, les enjeux de la relation et les raisons pour lesquelles une intervention peut être pertinente dans une situation donnée.

Les apports théoriques deviennent ainsi des repères qui permettent de penser sa pratique et de prendre des décisions plus conscientes. Ils aident également à distinguer ce que l’on sait de ce que l’on suppose, à éviter certaines interprétations trop rapides et à mieux identifier les limites de son propre champ d’intervention.

Notre volonté est que les participant·es puissent progressivement passer de la question « Quel exercice pourrais-je proposer ? » à une réflexion plus large : « Qu’est-ce qui se passe pour cette personne et de quoi pourrait-elle avoir besoin aujourd’hui ? »

Apprendre en pratiquant

Une posture d’accompagnement ne se développe pas uniquement en observant quelqu’un d’autre accompagner. Elle se construit progressivement en prenant sa place, en expérimentant la relation, en apprenant à formuler une consigne, à observer ce qui se passe, à accueillir une réaction inattendue et à modifier ce que l’on avait prévu lorsque la situation le demande.

C’est pourquoi la pratique occupe une place importante dans nos parcours. Les mises en situation, exercices en petits groupes et études de cas permettent de se confronter progressivement à la réalité de l’accompagnement dans un cadre pédagogique sécurisant, où il est possible d’essayer, de se tromper, de recommencer et surtout de comprendre ce qui s’est joué.

Nous considérons qu’une situation qui ne se déroule pas comme prévu peut devenir particulièrement intéressante lorsqu’elle est analysée. Elle permet de se demander ce qui nous a déstabilisé, ce que nous avons tenté de faire, ce que nous aurions pu proposer autrement et ce que cette expérience nous apprend sur notre manière d’accompagner.

La posture avant l’outil

Les outils sont précieux, mais ils ne constituent jamais à eux seuls un accompagnement. On peut connaître des dizaines de médiations et pourtant se sentir complètement démuni face à une personne qui ne réagit pas comme nous l’avions imaginé.

Nous accordons donc une place centrale au développement de la posture professionnelle, car accompagner signifie également apprendre à écouter, observer, laisser de la place, respecter un silence, accueillir une émotion sans immédiatement chercher à la faire disparaître et accepter que la personne puisse parfois refuser ce que nous lui proposons.

Cette posture implique également de savoir questionner sans orienter, proposer sans imposer et accompagner sans chercher à produire un résultat déterminé à l’avance. Les médiations créatives deviennent alors des supports qui permettent d’ouvrir un espace d’expression et d’exploration, mais c’est la qualité du cadre et de la relation qui permet à cet espace de prendre sens.

Observer sans interpréter à la place de l’autre

Cette question occupe une place essentielle dans notre manière d’enseigner les arts thérapeutiques, car une création peut effectivement être porteuse de sens sans pour autant posséder une signification universelle que le praticien pourrait simplement décoder.

Un dessin sombre ne signifie pas nécessairement de la tristesse, une forme fermée ne traduit pas automatiquement un blocage et un personnage isolé ne permet pas, à lui seul, de tirer des conclusions sur la vie relationnelle de la personne qui l’a créé.

À l’EBAT, nous apprenons donc à observer sans projeter, à questionner sans induire et à laisser la personne construire elle-même le sens qu’elle souhaite donner à sa production. Plutôt que de chercher à devenir expert de ce que vit l’autre, l’accompagnant apprend à créer les conditions permettant à la personne d’explorer sa propre expérience.

Cette distinction peut sembler subtile, mais elle transforme profondément la posture et la manière d’utiliser les médiations créatives.

Des outils, mais pas de recettes toutes faites

Nos formations proposent de nombreux exercices, supports, médiations et exemples concrets, car il est important de pouvoir repartir avec des ressources directement mobilisables dans sa pratique. Cependant, nous souhaitons aller plus loin qu’une simple collection de fiches ou de protocoles prêts à l’emploi.

L’objectif est de comprendre la logique qui se trouve derrière chaque proposition afin de pouvoir ensuite l’adapter, la simplifier, la transformer ou même en créer une nouvelle lorsque la situation le demande. Une consigne peut être modifiée, plusieurs médiations peuvent être associées, un support peut être remplacé et, parfois, la meilleure décision consiste simplement à ne pas proposer d’exercice.

Nous cherchons ainsi à développer l’autonomie et la créativité du praticien, afin qu’il puisse construire progressivement une boîte à outils qui lui ressemble tout en restant capable de l’adapter aux besoins de la personne accompagnée.

Un cadre professionnel clair et responsable


La créativité et la liberté proposées par les arts thérapeutiques ne peuvent exister sans un cadre professionnel solide. Les questions de confidentialité, de consentement, de relation d’accompagnement, de positionnement professionnel et de limites de compétences occupent donc une place importante dans nos formations.

Nous accordons également une attention particulière à la capacité d’identifier les situations qui dépassent son propre champ d’intervention et nécessitent l’orientation vers un autre professionnel.

L’EBAT est une école privée de formation. Les parcours proposés permettent de développer des compétences et des outils d’accompagnement, mais ne confèrent pas le titre de psychologue, de psychothérapeute ou de professionnel de santé et ne remplacent pas les formations légalement requises pour exercer une profession réglementée.

Nous considérons cette transparence comme indissociable d’une pratique professionnelle responsable.